Unités de travail : comment découper son entreprise pour le DUERP
Définition, exemples par métier, erreurs fréquentes : la bonne façon de regrouper les salariés exposés aux mêmes risques.
Mis à jour le 10 octobre 2026
Une unité de travail, c'est un groupe d'expositions, pas un organigramme
Le Code du travail demande un inventaire des risques dans chaque unité de travail de l'entreprise (article R4121-1), sans définir le terme. La circulaire d'application et la pratique des préventeurs convergent : une unité regroupe des salariés exposés aux mêmes risques, parce qu'ils partagent un lieu, un poste ou une activité.
Elle ne correspond pas forcément à un service ni à un contrat. Dans un restaurant, le serveur qui aide en plonge le soir relève de deux unités.
Exemples par métier
- Restaurant : cuisine, plonge, salle et service, bar, réserves et chambres froides, entretien.
- Salon de coiffure : accueil et caisse, bac à shampoing, coupe et coiffage, technique (coloration), entretien du salon.
- Entreprise de nettoyage : sites clients tertiaires, sanitaires et déchets, vitrerie, déplacements entre sites, encadrement.
- Entreprise du bâtiment : installation de chantier, gros œuvre, travaux en hauteur, atelier et dépôt, déplacements.
- Cabinet ou agence : postes sur écran, accueil, déplacements, locaux communs, télétravail.
Trois erreurs fréquentes
- Une seule unité « toute l'entreprise » : l'inventaire devient flou et les mesures inapplicables.
- Une unité par salarié : le document devient illisible et impossible à tenir à jour.
- Oublier les activités occasionnelles : livraisons, salons, interventions chez les clients, nettoyage de fin de journée.
Combien d'unités pour une TPE ?
Entre trois et six dans la grande majorité des cas. Le questionnaire en ligne propose les unités types de votre métier, que vous décochez ou complétez ; une unité ajoutée (bureau, atelier, livraisons) reçoit automatiquement ses risques types.